Tout ceci n'est que passade, nous l'espérons. Nous sommes soulagés et à la fois meurtris... Cette sensation qui m'était inconnue, méconnue de tous à vrai-dire ! Elle m'a envahit seconde après seconde, heure après heure. Il m'a détruite, dès la seconde qu'il m'a achevée, après m'avoir écoeurée. J'aurais aimé que tout se finisse bien. Qu'il m'aime, et qu'on aurait tant chercher qu'on aurait fini par trouver. Y croyez-vous ? Moi j'y ai toujours cru, mais je n'en peux plus. Je riais tellement souvent à ses côtés, dès lors qu'il est partit, le vide à son tour me prenait de tous les côtés, me sortait de partout... Il finissait sa course, pardon je finissais ma course exténuée, presque finie. Il aurait fallut me rattraper, mais vous en aviez décidé autrement.
Je divague.
Vous divaguez. Je ne veux rien dire.
Je suis l'orage, je suis la pluie, la vie, l'espérance, et d'un coup plus rien. Une équation sans réponse, qui ne veut tout bêtement rien dire.
J'ai treize ans, je suis en vacances.
